Mémoire de recherche : travailler sur la théorie ancrée

Ça fait un moment que je n’ai pas publié d’articles sur mon ePortfolio. Et pour cause : je travaille à présent sur mon mémoire de fin d’étude. Mon temps accordé au master passe donc principalement pour cela, d’où l’absence d’articles récents.

Néanmoins, il m’a semblé important de venir faire un point ici sur la méthodologie utilisée, car j’ai découvert de nouvelles méthodes de recherche qui peuvent peut-être intéresser d’autres étudiants, surtout pendant cette période d’été qui est la dernière ligne droite avant nos rendus.

Mon sujet

Je ne vais pas développer ici mon sujet et ma problématique, mais pour expliquer mes travaux en quelques phrases, je dirais qu’il s’agit de s’interroger sur la prise en main d’une plateforme pédagogique par une école privée du supérieur qui ne possède cet outil que depuis un an. Je cherche à comprendre la façon dont les publics qui constituent une école (autrement dit, principalement les enseignants et les équipes administratifs, puisque les étudiants ne sont pas forcément moteurs et créateurs de contenus) vont se servir de l’outil mis à leur disposition : y a t-il des formes d’utilisations plus courantes que d’autres, quels sont les types de profils par rapport aux types de contenus, etc. Mon étude se base sur le cas de l’INSEEC Business School Bordeaux, puisque j’ai beaucoup travaillé avec eux cette année et ai pu observer le terrain. L’idée est de procéder à un inventaire et au codage de données fournies grâce à la plateforme pédagogique et à nos outils de tracking, puis de les analyser et de chercher les relations qui existent entre elles.

J’ai bien avancé sur la partie théorique du mémoire, et je peux parler un peu ici de la méthode proposée par mon directeur : la méthodologie de production de théorie ancrée.

Qu’est-ce qu’une analyse par théorisation ancrée ?

Le principe de cette méthode de recherche est de ne pas partir d’hypothèses pré-déterminées que l’on cherchera à vérifier (comme dans la plupart des recherches classiques), mais de s’intéresser d’abord au terrain, que le chercheur doit observer pour en récolter les données. Principalement utilisée pour des analyses qualitatives (mais possible aussi pour des études quantitatives, bien que ce soit plus rare), cette méthode nécessite que le chercheur fasse des allers-retours permanent entre le terrain pratique et le cadre théorique, codant et analysant les données en même temps qu’il les récolte.

L’avantage de cette méthode réside dans le fait qu’on ne cherche pas à décrire exhaustivement une situation particulière, mais que l’on cherche une théorie pouvant se généraliser à des contextes différents. Autrement dit, si un autre chercheur trouve, dans un contexte similaire au nôtre, des données théoriquement opposées à nos propres résultats, cela ne discrédite pas notre étude mais au contraire l’étoffe. Ces nouveaux travaux sont ainsi simplement vus comme des données à ajouter à l’étude première, puisque l’objectif est à présent de comprendre ce qui diffère d’une situation à une autre.

Comment l’appliquer ?

Le chercheur va observer, coder et analyser le terrain tout à la fois. Il doit noter ce qu’il voit et ce qui se répète. L’objectif est de formaliser des catégories de données et de les définir en ajoutant leurs propriétés et les hypothèses qui cela engendre par rapport à son sujet.

Ce travail de codage ne se fait pas en une fois, mais au contraire le chercheur doit faire des aller-retours fréquents entre le terrain et le développement des catégories et de leur analyse. L’objectif final est d' »épuiser » une catégorie de ses spécificités et propriétés. Lorsque le chercheur trouve toujours les mêmes données pour un terrain observé, il peut soit modifier son terrain d’observation (et chercher ce qui diffère par rapport aux données premières) soit, s’il a épuisé les terrains qu’il souhaitait étudier, formuler sa théorie.

Quel ouvrage de référence ?

Mon directeur de mémoire, M. Mesangeau, m’a conseillé de me référer à l’ouvrage Découverte et méthode de la théorie ancrée : stratégies pour la recherche qualitative de Barney G. Glaser et d’Anselm A. Strauss. Traduit de l’anglais, ce livre est disponible uniquement au format numérique (plus d’éditions pour le moment, j’ai pas réussi à trouver un autre format). C’est très théorique (plus de 300 pages sur cette méthode de recherche…) et je pense qu’il faut être relativement à l’aise avec le langage de recherche sociologique – ce qui est loin d’être mon cas -, mais c’est intéressant.

J’espère que j’arriverais à appliquer cette méthode à mon sujet, même si je suis plus dans la récolte de données quantitatives que qualitatives (ne pouvant mener une étude d’observation de terrain…). A voir donc, mais selon les cas c’est une solution très intéressante pour appliquer un cadre théorique de recherche à un milieu professionnel et pratique.

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Retour sur les outils du web 2.0 pour l’enseignement

Pour faire suite à mon dernier article (ici) sur notre cours « Web 2.0 et usages dynamiques », voici mon analyse des différents types d’outils étudiés, ainsi que mon retour sur le cours suivi.

Les outils de présentation

Alors que nous nous sommes longtemps cantonnés à Powerpoint, d’autres outils de présentation sont de plus en plus utilisés dans les entreprises et dans l’enseignement. Personnellement, j’utilise principalement Prezi. Plus complexe à prendre en main que Powerpoint, il permet de créer une présentation fluide et très agréable à regarder, mais demande également plus de temps.

Les outils de présentation peuvent avoir un réel intérêt pédagogique, dès lors qu’on les utilise à bon escient. Prezi ou Powerpoint, le problème reste le même : il s’agit de ne pas abuser des effets et des animations. L’objectif est d’accompagner un discours ou de proposer une présentation claire et animée, sans jamais se substituer à un document rédigé.

De mon point de vue il peut être intéressant de demander à ses étudiants de créer des ressources grâce à ces outils. Cela permet de les obliger à penser un plan de présentation clair et de travailler la part qui doit être expliquée à l’oral et celle qui doit être présentée grâce à l’outil. S’il y a trop de texte dans le document, l’audience ne pourra plus être concentré à écouter les intervenants. On travaille donc ainsi la syntaxe, la concision et la mise en forme d’informations.

Les blogs et les réseaux sociaux

Les outils sociaux tels que les blogs et les réseaux sociaux ont également des avantages dans l’enseignement.

Les blogs, d’une part, permettent de tenir un journal des connaissances, comme dans le cadre de cet ePortfolio par exemple. On travaille également la syntaxe, adaptée à une lecture numérique (la forme et le style de la rédaction d’un blog ne sont pas les mêmes que lorsque l’on rédige un dossier scolaire par exemple). Enfin, la notion d’échange de données et la mise en avant d’informations sur le net ont aussi une place dans l’intérêt de l’utilisation pédagogique d’un blog.

Les réseaux sociaux permettent également de développer ces compétences, sachant que chacun des réseaux a également ses spécificités. Facebook permet de gérer des pages spécifiques sur différents sujets ainsi que des groupes privés, tandis que Twitter permettra d’apprendre à synthétiser une pensée en 140 caractères.

Les outils de collaboration

 Les outils de collaboration, comme les wikis ou même des blogs collectifs, permettent de centraliser des informations apportées par différents acteurs. Les apprenants travaillent donc la mise en commun, la rédaction de contenus et la sélection d’information.

Ces outils peuvent être intéressants pour la réalisation de travaux de groupe, puisque chaque acteur doit apporter son savoir propre. Le partage d’information est au coeur du processus de gestion d’un outil de collaboration, ce qu’il est toujours intéressant de travailler dans une formation : « on n’apprend pas seuls ».

Les outils de curation

Les outils de curation, comme Scoop.it, permettent de centraliser des informations thématiques et de les proposer à ses abonnés. L’auteur d’une liste n’est pas auteur des contenus, il se contente de les repérer, de les remonter, et peut ajouter son commentaire à la ressource. Les abonnées (qui peuvent être également auteurs de leurs propres listes) peuvent ensuite se rendre sur les ressources en question grâce à des liens.

Utiliser un outil de curation permet de faire de la veille thématique, ce qui est très important dans beaucoup de domaines. Les apprenants peuvent ainsi se tenir au courant du sujet qui les intéressent et peuvent travailler la recherche d’information pour en partager à leur tour. 

Conclusion : réflexion sur les enjeux éducatifs du Web 2.0

A travers les exemples de ces différents outils, on voit bien que le web 2.0 peut avoir de l’intérêt du point de vue de la pédagogie.  Néanmoins, je reste sur mon postulat de départ qui indiquait que leur utilisation ne modernise pas à lui seul les formes d’enseignement. Ces outils peuvent être intéressants pour attirer un public qui aime les technologies (mais que ne sait pas forcément s’en servir de manière efficace), mais me semblent plus intéressants en tant que sujets de formation qu’en tant qu’appuis pour une formation existante.

De plus, je pense également que certains de ces outils ont plus d’intérêts que d’autres. L’utilisation pédagogique des réseaux sociaux ne me semble pas forcément très intéressante, par exemple, tandis que je comprends tout à fait les raisons pour lesquelles on peut intégrer un outil de curation à une formation. Je suppose que c’est donc à l’enseignant de choisir les outils qu’il souhaite utiliser en fonction de la formation qu’il veut proposer à ses apprenants, en gardant en tête que l’outil à lui seul ne suffit pas à rendre un cours attractif. 

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Enseignement « Web 2.0 et enjeux pédagogiques » : quelle place pour les outils du web dans l’enseignement ?

Vaste question que celle-ci.WEB 2.0

Dans le cadre du master, nous suivons un cours intitulé « Web 2.0 et usages dynamiques ». Ce cours se décline en deux version : une version Moodle à laquelle nous avons accès en tant qu’étudiants, et une version MOOC, ouverte à tous. J’ai d’abord suivi le Mooc, mais je préfère me baser principalement sur le cours Moodle pour réaliser mes productions. Question de personnalité, je suppose.

Le déroulement et objectifs du cours

Quoiqu’il en soit, l’objectif de ce module est de comprendre l’intérêt pédagogique des outils du web 2.0. Pour cela, on nous propose de découvrir différents types d’outils via des exercices et activités, ainsi que des réflexions et des analyses sur leur utilisation. Le cours se divise ainsi en différentes parties :

  • Séquence 1 : Introduction
  • Séquence 2 : Les outils de présentation
  • Séquence 3. Les blogs et les réseaux sociaux
  • Séquence 4 : Réflexion et analyse
  • Séquence 5 : Les outils de collaboration
  • Séquence 6 : Les outils de curation
  • Séquence 7 : Synthèse : Réflexion sur les enjeux éducatifs du Web 2.0.

Nous devons ainsi jongler entre un blog (pour ma part, cet ePortfolio), Scoop.it, un wiki, des outils de présentation type Prezi et des mind map.

Mon point de vue

Personnellement, je dois avouer que je suis très mitigée quant à ce sujet, et ce pour deux raisons principales.

D’abord, cela ne s’applique pas réellement à mon contexte professionnel. De ce que j’ai vu pour l’instant, ce cours prend du sens si on est soi même enseignant. Dans mon cas, je suis ingénieure pédagogique, ce qui signifie que je ne suis finalement jamais au contact des élèves, et assez rarement des enseignants. De plus, nous sommes dans l’enseignement supérieur. Même si on peut toujours argumenter sur la place de Twitter ou des blogs dans l’enseignement (et je comprends leur intérêt), ce n’est pas forcément aussi intéressant que pour des classes récurrentes de collégiens ou lycéens.

Mon deuxième point est que je crains que les outils passent au premier plan et ne soient plus seulement au service de la pédagogie. En effet, une mindmap c’est effectivement très pratique, mais ça ne modernise absolument pas l’approche pédagogique. Ça permet juste de faire sur un ordinateur ce que l’on faisait avec un crayon et du papier… Or, je pense personnellement qu’il est dangereux de penser que ces nouveaux outils, pas toujours si modernes que ça, renouvellent à eux-seuls l’apprentissage. Que l’on se serve de Prezi dans un enseignement, oui, et ça peut apporter des choses. Que l’on tourne toute la formation autour des outils, non. Et il en va de même pour Twitter : certes, il s’agit d’apprendre à synthétiser. Mais c’est un point que l’on apprend également via différentes autres activités et ça ne constitue pas une approche très novatrice. A part pour dire que l’on utilise les nouvelles technologies et donner ainsi un aspect « jeune » à une formation, j’avoue avoir du mal à en comprendre l’intérêt profond…

Néanmoins, je comprends que ce soit un sujet inévitable dans le cadre de ce master. Et l’intérêt est encore plus important pour ceux qui ne connaissent ces outils, qui sont souvent incontournables dans le milieu professionnel dans lequel nous évoluons.

A voir donc ! Je vais peut-être changer d’avis sur les outils 2.0 dans l’enseignement, allez savoir. En tous cas, si vous souhaitez suivre le Mooc, ça se passe ici. Have fun !

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Publié dans Master AIGEME, Réflexion outils TIC/TICE

Conférence « Accompagnement au changement vers les TICE »

Dans le cadre du cours « Visiocommunication » du master AIGEME, il nous a été demandé d’organiser une conférence sur un sujet de notre choix lié au eLearning et à l’ingénierie pédagogique.
Mon groupe, constitué de trois étudiants (dont Elisabeth, qui travaille également à l’INSEEC) et de moi-même, a proposé à Samia Ghozlane, la directrice des projets online de l’INSEEC, d’être notre intervenante pour cette occasion. La conférence aura ainsi lieu la semaine prochaine, le lundi 18 mai de 10h30 à 12h30, et nous aborderons la questions de l’accompagnement au changement vers les TICE. Il est possible de venir participer sur place, à Paris 3, ou tout simplement suivre les échanges à distance via la plateforme epresence.

Etant la chargée de communication du groupe, ma mission est d’informer nos différents cercles de la mise en place de cet événement, afin d’avoir un maximum d’interactions le jour le venu. J’ai pour cela créé une affiche, qui est loin d’être aussi jolie et claire que celles des autres étudiants (mais comment ils font pour tous savoir manier Photoshop ???). La voici :

Visio accompagnement changement

N’hésitez donc pas à nous joindre et à échanger vos questions et points de vues !

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Publié dans Événement, Master AIGEME

Travail sur les styles d’apprentissage

Après m’être intéressée à l’approche par compétences dans le cadre du cours « Approche didactique du numérique » du Master AIGEME (article >ici<), il nous est à présent demandé d’approfondir notre sujet en étudiant les différents styles d’apprentissages et de les appliquer à notre projet.

Pour rappel, le projet (semi-fictif) que j’étudie pour cet exercice est la mise en place d’une formation de découverte et de pratique de l’utilisation d’une plateforme pédagogique visant les enseignants du supérieur, intitulée « Former à former via les plateformes pédagogiques ».

I. Généralités sur les différents styles d’apprentissage

Que sont les styles d’apprentissage ?

On a tous pu constater à un moment ou un autre de notre vie que la méthode d’apprentissage qui fonctionne le mieux pour nous (si on l’a trouvée !) ne marche pas forcément avec notre camarade de classe, notre enfant ou nos amis. En effet, nous avons tous des façons différentes d’appréhender l’apprentissage et de retenir les informations. Or, lorsque nous cherchons à expliquer quelque chose (une théorie, un raisonnement, des faits), nous mettons toujours en avant la méthode qui a fonctionné pour nous, sans comprendre que cela n’est pas forcément adapté à notre interlocuteur. Read more ›

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Publié dans Master AIGEME

Journal de bord – un peu de nouvelles !

Oui, ça commence à faire un moment que je ne suis pas venue donner des nouvelles. Il faut dire que ce n’est pas ma priorité n°1 puisque nous sommes fin avril et qu’il ne me reste plus que deux mois pour finir les devoirs à rendre et écrire mon mémoire.

A ce sujet, où en suis-je ?

Pour le mémoire, c’est un peu compliqué. Je tourne beaucoup autour du sujet (4 versions différentes) et j’ai beaucoup de mal à trouver une problématique intéressante. L’idée générale reste que je souhaite travailler sur le rôle de la mise en place d’une plateforme pédagogique dans l’une des écoles de l’INSEEC, ou je travaille. La question que je me pose est : quel est l’impact d’une plateforme pédagogique en tant qu’outil seul (autrement dit, sans accompagnement au changement) dans l’appropriation et l’intérêt des utilisateurs pour celle-ci ?
Oui, c’est ce que je disais, je n’arrive pas à formuler une problématique. Pourtant, le temps presse, j’aimerai pouvoir me fixer au plus vite… J’attends la réponse des enseignants, d’autant que je n’ai toujours pas de maître de mémoire. J’angoisse un chouïa là …

Du côté des devoirs, j’avance (du coup). J’ai surtout travaillé trois matières : Read more ›

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Retour sur… mon site perso et son codage dynamique

Et vouiii, le voila, tout chaud, tout propre, tout beau : mon site de cuisine !

J’en ai déjà parlé sur cet ePortfolio, tout simplement parce qu’il est le fruit et le devoir du cours « Outils » dont l’objectif est justement de nous apprendre à coder. J’avais expliqué mes difficultés et mes humbles conseils concernant l’apprentissage des langages XHTML et CSS (ici). 

Alors quoi d’neuf ?

Ben, pleins de choses, y compris le visuel. Voyez donc :

sitelou

Et sinon, je suis passée au web dynamique. J’avoue ne pas avoir attendu les consignes de l’enseignant pour cela… N’ayant pas eu de réponse à mes demandes de conseils, j’ai décidé de me lancer toute seule (puisque j’étais motivée et que je voulais m’en servir réellement, ce serait idiot d’attendre inutilement). Pas de cours donc, mais je regarderais avec plaisir ce qu’il nous fournira. Je pourrais certainement améliorer mon site à ce moment là.

Ce que la conception dynamique change par rapport au statique du HTML : tout. Je ne vais pas rentrer dans les détails techniques, mais pour les étudiants qui ne connaissent pas du tout le dynamique, on peut l’expliquer comme cela : Read more ›

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Publié dans Réflexion outils TIC/TICE
Quoi d’vieux ?
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